L'ETOILE ET SON HISTOIRE par Ghislain LANCEL

André Magnier, chasse et pêche

Les Magnier furent propriétaires du château de L'Etoile, presque sans interruption depuis 1875 jusqu'à la démolition de ce château en 1951.


André Magnier (ŕ gauche) en barque sur un étang (14 juillet 1934) [Photo Marius Pecquet]

 

André Eugène Pierre MAGNIER (L'Etoile 1886 - L'Etoile 1962), est le fils aîné de Pierre Jean Baptiste Edgard MAGNIER (frère de Céline et de Suzanne) et de Françoise Elisabeth LEMAIRE. Ses frères sont Robert (célibataire) et René (époux de Hélène RICHARD). Sa scolarité se fit au moins en partie au Petit Séminaire de Saint-Riquier (Somme), ainsi que l'atteste son cahier de catéchisme (1901-1902). Il épousa Annette Adrienne RICHARD (sœur d'Hélène) en 1926 à Lorette (Loire). Adrienne est décédée à L'Etoile le 25 juillet 1954. Ils eurent pour unique enfant une fille, Colette (1927-2003). André Magnier, cultivateur, devint à son tour propriétaire du château, par rachat en 1937.

 

André, cultivateur, était proche de la nature. Il aimait la pêche. Ci-dessus on le voit en barque, à gauche (sur l'étang faisant partie des propriétés attachées au château). L'autre photo montre André venant de pêcher un magnifique brochet (photo sans date, vers 1940).

Sur la photo au brochet, on pourra tout autant admirer le pigeonnier du château dont il ne reste plus aujourd'hui que la base sur une hauteur de 2 ou 3 mètres, pigeonnier encore visible ici en entier avec son présumé célèbre hallebardier encore sur le toit. C'est la plus ancienne photo rapprochée connue (vers 1930 ?) de ce très ancien agrément de l'ancienne basse-cour (la ferme seigneuriale voisinant le château). Dans les textes anciens ce pigeonnier est parfois dit colombier (1592).

On connait aussi la passion d'André Magnier pour la chasse. Elle transparaît à travers quelques mentions dans ses cartes-postales : « J’ai perdu deux furets aux terriers et le troisième est mort le lendemain. J’ai dû tomber dans un endroit où il y avait un putois. De sorte que je n’en ai plus. Je ne serai guère longtemps sans, j’en ai commandé en quatre endroits différents » [Carte postale du 23/09/25 adressée à son frère René pour l'informer de l'envoi d’une caisse de fruits par le train]. « J’ai expédié trois lapins, tués hier. Nous charrions nos betteraves à sucre. On chaume [les terres] le lundi et le samedi. J’en profite pour avoir Julien, je ne me baisse pas encore facilement, mais avec lui j’arrive à faire mon travail. C’est avec lui que je suis allé à lapins hier. Nous en avons tué 14 ». [Autre carte adressée à René, 19/10/25].

Il n'est pas certain qu'André n'ait pratiqué que la chasse autorisée... Du moins, il ne manquait pas d'humour. Voyons cette carte adressée à Melle Adrienne [Adrienne Richard, qu'il épousa le 15 janvier 1926] « Le lièvre que j'envoi(e) vous est en partie dû ; si je n'avais pas eu de chaussettes électrique(s) je n'aurai pu l'attraper. Je vous envoi(e) toutes mes amitiés ainsi qu'à MRichard ». André qui d'abitude date toujours ses cartes postales à cette fois mentionné XXXX à l'emplacement de la date !

 

Remerciements à Marius Pecquet (Photo de la barque et citations des cartes postales) et à Paul Pecquet (Photo au brochet), respectivement gendre et petit-fils d'André Magnier.

Dernière mise à jour de cette page, le 16 septembre 2007.

 

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