L'ETOILE ET SON HISTOIRE par Ghislain LANCEL

Le(s) souterrain(s) du château...

Il aurait été bien étonnant qu'aucun souterrain ne soit observé à proximité du château, puisque la tradition veut que les souterrains des villages de Picardie partent depuis l'église ou une dépendance du château... La rumeur en localiserait un tronçon dans le verger derrière ce château, et ferait état de cavités qui auraient été mises à jour et rebouchées (du côté de Marie Montagne ?) lors de la démolition du château... On en aurait trouvé aussi entre les dépendances nord et le pigeonnier, mais ces cavités ne sont peut-être que des caves...

Il semble bien en tous cas que l'on ai réellement découvert un tronçon de souterrain en rapport avec le château, mais à l'extérieur, au cours de la construction d'une habitation rue d'Amiens (actuelle rue du 8 Mai). Ce souterrain aurait eu son départ derrière le château, dans le jardin, et une porte murée (par Jean Pecquet) du mur d'enceinte semble avoir été un lieu de passage ayant jadis donné aux stelliens un accès à ce refuge...

    

Non loin de l'extrémité du mur d'enceinte du château de l'ancienne rue d'Amiens, mais trottoir d'en face (aujourd'hui, 72 rue du 8 Mai), lorsqu'une nouvelle maison fut construite sur la parcelle AE 132 vers  1970 (Famille Blanger-Cossart), le terrain s’était écroulé sur un souterrain. Les travaux furent d'ailleurs interrompus jusqu'à la venue de la DRAC. Le trou a été bétonné, sauf une trappe qui permet d’y accéder. Le propriétaire a soulevé la dalle et a observé en direction du nord environ 12 m de souterrain intact. Celui-ci est ensuite obstrué par des éboulis (environ au niveau de la poste). La taille est brute. On peut se tenir debout à 3 ou 4 personnes au milieu.

Juste en face, dans le mur d’enceinte du château, on peut encore observer cette fameuse porte murée qui semble en relation directe avec le souterrain et dont on devine encore (sur la photo) le bord droit et l'arche arrondie. Cet ancien passage semble bas mais, à l'origine il n'y avait ni trottoir ni route goudronnée. De plus, la route avait été rehaussée vers 1981, à l'ouverture de la CFRT (Compagnie Française de Recyclage Textile,  anciens locaux Saint-Frères), pour que le tonnage autorisé pour les camions passe de 3,5 t à 15 t, avec un apport de matériaux impressionnant en hauteur depuis le carrefour jusqu'a l'usine (et dérogation à 30 t pour la CFRT en cas de dégel) ! Jadis la voûte du souterrain devait donc être très près sous la chaussée...

Un souterrain parallèle aux dépendances nord ?

Lors de travaux de constructions d'une habitation neuve, à l'emplacement des dépendances nord de l'ancienne Basse-cour, ou plus précisément parallèlement à cet ancien bâtiment, entre celui-ci et le pigeonnier, au niveau d'un garage actuel, un souterrain se dirigeant vers le jardin de la maison Merchat voisine aurait été découvert. Mais sans exploration comment faire la distinction entre un souterrain et une cave ? Une certitude, de longues barres (d'au moins 3 mètres) s'enfonçaient profondément dans le sous-sol et une voûte a été découverte. Des pièces de monnaies ont été trouvées lors des terrassements, deux de l'époque Louis XIV ("Louis XIIII"), dont l'une avec 3 fleurs de lys), une de 1808 et d'autres plus récentes. Toutes les cavités ont été comblées.

A proximité de cet endroit existe un puits, bouché, qui aurait été un puits d'aération.

 

Remerciements  : Jacky Hérouart (documents de novembre 2005 et photos de 2007), Charline Chamu-Pecquet et Paul Pecquet (château).

Dernière mise à jour de cette page, le 12 mars 2008.

 

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